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100 jours avec WordPress: Histoire d'une migration depuis Joomla

Habitués à travailler avec Joomla, nous avons utilisé WordPress 3 pour l'implémentation d'un grand portail communautaire. Voici quelques observations après 100 jours d'utilisation.

Pourquoi WordPress ?

C'est avant tout le mode MU qui justifie notre choix. En effet, cette fonctionnalité a permis de créer 150 mini-sites reliés à un site principal et ce sans avoir à recréer la structure de fichiers pour chaque mini-site. Chaque mini-site est dès lors complètement indépendant et géré par des utilisateurs définis pour ce même site.

Les bonnes surprises

  • L'interface utilisateur est agréable à manipuler avec de l'aide contextuelle et des écrans épurés;

  • La gestion des droits permet de définir finement l'accès à certaines fonctionnalités en fonction du rôle;

  • Les crons (tâches planifiées) est présente nativement dans WP.

  • La gestion des photos est performante avec de nombreux outils: galeries automatique, upload multiple, outils de redimensionnement;

  • Une communauté active avec de nombreux plugins: une communauté riche et vivante tant sur le plan international que francophone.

Nous avons été étonnés par

  • Les templates et la logique des boucles : Il s'agit là d'une logique particulière, mais qui, au final, s'est avérée efficace. Par contre, nous ne trouvons pas pratique d'avoir un template partagé en plusieurs de fichiers (header.php, footer.php) mais préférons que ces informations soient contenues dans un même fichier.

  • Les widgets : Une gestion très basique de l'affichage des widgets en fonction du contexte. L'absence d'éditeur wysiwyg dans les widgets de texte est étonnante.

  • La gestion des fichiers : L'abscence de répertoire dans la classement des fichiers rends la gestion difficile.

  • Les interactions entre les plugins : Les éléments externes à un plugin (javascript, css) sont chargés sur toutes les pages du site, même si ledit plugin n'est pas utilisé sur la page courante. Ceci, en plus d'alourdir les pages créées, génère souvent des problèmes d'incompatibilité autant au niveau du frontend que de l'administration.

Les éléments difficiles

  • La recherche : il n'est possible d'effectuer une recherche que dans les articles et les éléments de base de WP. Il n'existe pas de manière d'étendre cette recherche à d'autres extensions. Cela signifie que toutes les fonctionnalités ajoutées par la suite ne sont pas prises en compte lors d'une recherche
    Exemple : nous avons utilisé une extension de gestion de téléchargements. La recherche ne prend pas en compte les fichiers gérés par cette extension dans ses résultats. Nous avons préféré remplacer la recherche d'origine par Google.

  • La structure de base de données : WP est constitué de peu de tables avec une structure à plat. C'est à dire que beaucoup d'informations sont stockée sous la forme de « clé / valeur ». A cause de ce manque de tables, on se retrouve avec plusieurs éléments de nature complétement différente dans une même table. Cela alourdit passablement les développements « faits maison ».
    Exemple : la table wp_posts contient des articles, des fichiers attachés et des entrées de menu.

Comme tout CMS, il a ses particularités, ses forces et ses faiblesses. A l'avenir, nous réserverons son utilisation à des projets nécessitant un nombre massif de mini-sites grâce à son mode MU. Pour nos projets habituels, nous continuerons à employer Joomla.